Chopard nous présente Red Carpet, une collection de haute-joaillerie spécialement créée pour le Festival de Cannes. A cette occasion et en exclusivité pour serielimitee.fr, Vahina Giocante l'une des actrices préférées du joaillier, nous dévoile son collier préféré et les tenues qui pourraient aller avec. Mais tout peut changer avant le 15 mai, début du 62ème Festival de Cannes...
Le luxe "bling-bling" est rattrapé par la crise
Ce n'est pas parce qu'un chic et nouvel hélicoptère Hermès, orné du ruban aux couleurs de la marque de luxe, a été livré en grande pompe, dimanche 3 mai, à une compagnie aérienne d'Abu Dhabi, que le luxe reprend son envol. Une salve de chiffres démontre au contraire que le secteur s'enfonce dans la crise.
"Nos prévisions dans le secteur mondial du luxe se sont sensiblement dégradées, la baisse devrait atteindre - 5 % à - 10 % sur 2009, avec un premier semestre très difficile", affirme Nicolas Boulanger, directeur du pôle luxe de la société d'études Eurostaf. De 170 milliards d'euros, le marché se rétrécirait à 153 milliards cette année. "Le deuxième semestre 2009 sera moins noir, simplement parce qu'à la fin 2008, le luxe était déjà en crise." La maroquinerie - produit phare des années 2004-2007 avec 16 % de croissance annuelle - a résisté en 2008. Mais, selon lui, elle devrait connaître une très mauvaise année, entre - 3 % et + 2 % de croissance, en 2009. "Les leaders comme Vuitton, Hermès et Gucci seront plus résistants que Tod's ou Coach", souligne-t-il.
Le cabinet de conseil en stratégie Bain & Company a aussi revu à la baisse, mi-avril, ses prévisions mondiales, en anticipant une chute de 10 % sur l'année, avec une dégringolade de 20 % au premier semestre 2009. "Les clients de produits de luxe dépensent moins, voyagent moins et sont moins confiants", explique l'étude. L'habillement serait le plus durement touché (- 15 %), suivi par la joaillerie et les montres (- 12 %), tandis que la maroquinerie et les accessoires ne reculeraient que de 10 %. Cosmétiques et parfums résisteraient le mieux à la crise.
ATTENDRE LES SOLDES
"Prix et luxe ne sont désormais plus synonymes", affirme Joëlle de Montgolfier, directrice d'études du pôle européen luxe de Bain & Company. La fin de l'ère "bling-bling" semble sonner : les consommateurs n'hésitent plus à traquer les bonnes affaires ou à attendre les soldes. S'ils restent fidèles à quelques grandes marques, ils privilégient des "articles moins chers".
Pour Isabelle Ardon, gérante d'un fonds spécialisé dans le luxe chez Société générale Asset Management, le premier semestre 2009 sera d'autant plus difficile qu'il "subit de plein fouet un déstockage massif des grossistes et détaillants, surpris fin 2008 par la baisse rapide de la demande. Ce déstockage pourrait se révéler trop important et entraîner un certain regain des commandes plus tard dans l'année".
Dans ce contexte, presque aucun groupe ne se risque à des prévisions chiffrées pour l'année. Le leader mondial du luxe, LVMH, a affiché une quasi-stabilité de ses ventes au premier trimestre 2009 (+ 0,4 %) à 4 milliards d'euros, mais en baisse de 7 % à structure et taux de change comparables. Les plus importants pôles d'activité, la distribution sélective (Sephora, DFS), la mode et la maroquinerie, notamment Louis Vuitton - portée par une croissance à deux chiffres -, permettent d'amortir la crise.
En revanche, en raison des phénomènes de déstockage, les activités qui font appel à un intermédiaire pour la vente, comme les vins et spiritueux, les montres et la joaillerie, souffrent cruellement. Le PDG de la manufacture suisse Zénith, Thierry Nataf, est remercié après que les ventes du pôle horloger ont plongé de 41 % au premier trimestre.
Longtemps vache à lait du groupe PPR, Gucci fléchit aussi : ses ventes trimestrielles ont cru de 5 %, mais reculé de 3,4 %, à données comparables. Dans un "environnement toujours aussi difficile", la direction se réjouit de ne pas avoir eu recours à "une baisse des prix" sur ses marques. Tout comme pour LVMH, la Chine constitue pour Gucci un formidable réservoir de croissance. En revanche, Bottega Veneta et Yves Saint Laurent dégringolent.
La crise dans le luxe se décline dans le monde entier : au Japon, le fabricant de cosmétiques Shiseido va mal. Aux Etats-Unis, les profits du joaillier Tiffany se sont effondrés. Le groupe de prêt-à-porter Escada est menacé de faillite en Allemagne et le britannique Burberry licencie 500 salariés... En Italie, la maison de couture Gianfranco Ferré est sous administration judiciaire et le joaillier Bulgari a connu une de ses pires années. Même le bénéfice trimestriel de Prada a chuté de 22 %. La marque a décidé de renforcer ses investissements, pour ouvrir 34 boutiques, notamment en Asie et en Europe.
Le groupe Richemont indiquait fin janvier "faire face aux conditions de marché les plus difficiles depuis sa création". Au coeur de l'industrie horlogère suisse, dans l'arc jurassien, un millier d'emplois ont déjà été perdus depuis janvier.
Mauboussin, joaillier atypique de la place Vendôme
Dans l'univers feutré des joailliers de la place Vendôme, Mauboussin fait figure d'enfant terrible qui n'a pas craint de briser les tabous du secteur du luxe pour imposer sa marque.
La société, rachetée à la famille Mauboussin en 2002 par le financier suisse Dominique Frémont, a rompu avec les codes de l'industrie en proposant des bijoux à des prix plus accessibles que ceux de ses confrères de la "Place" et en lançant des campagnes de communication iconoclastes.
Après avoir décidé, en 2004, d'afficher systématiquement le prix de ses bijoux, Mauboussin s'est offert une campagne télévisée fin 2007, avant de choisir le métro parisien, en 2008, supports alors impensables pour un joaillier de cette catégorie.
"Nous sommes différents. Je ne suis pas la pensée dominante et je crois qu'un certain nombre de codes ne sont plus en cohérence avec l'évolution de la société", a confié à Reuters Alain Nemarq, président de Mauboussin, lors d'une interview.
"Le produit de luxe se différencie par sa création et son émotion. Le schéma du bijou comme trophée social acquis par les hommes pour leurs femmes est totalement révolu. Les achats sont de plus en plus effectués par les femmes", ajoute-t-il.
Il s'apprête à franchir un nouveau pas, début mai, avec une campagne télévisée qui dévoilera elle aussi les prix des bijoux.
Aux dires d'Alain Nemarq, la taille "très modeste" de Mauboussin l'a protégée de l'animosité de ses confrères, car "elle ne change pas la donne du marché". "Notre innovation commerciale et créative nous permet d'exister", ajoute-t-il.
SCANDALE
La société, qui réalise environ la moitié de son chiffre d'affaires avec des bijoux dont le prix oscille entre 800 et 3.000 euros, avait défrayé la chronique en 2005 en lançant un solitaire "grand public" doté d'un diamant dont la couleur et la qualité ne correspondaient pas à celles des produits haut de gamme. "On a crié au scandale, à la rupture des codes du luxe. Le succès de cette bague a été énorme. Nous en avons vendu 40.000 en moins de quatre ans", a précisé Alain Nemarq.
Cette stratégie d'accessibilité s'est, selon lui, révélée payante en termes de croissance et n'a pas freiné les ventes des bijoux de très haut de gamme (plus de 30.000 euros), qui représentent toujours plus d'un tiers du chiffre d'affaires.
En 2008, Mauboussin a réalisé des ventes de 30 millions d'euros, en progression de 7% à périmètre et changes constants, et la société vise une croissance analogue en 2009 alors que le marché mondial de la joaillerie, très durement touché par la crise, voit ses ventes plonger.
De grands noms du secteur comme l'américain Tiffany, l'italien Bulgari ou le suisse Richemont (Cartier, Van Cleef & Arpels) ont d'ores et déjà annoncé que l'exercice 2009 serait très difficile.
Après une perte en 2007, Mauboussin a été bénéficiaire en 2008, avec un Ebitda et un résultat net équivalents à respectivement 5% et 1% de ses ventes.
"Dans la crise, la clientèle fortunée se dit qu'acheter cher ce n'est pas acheter au juste prix. Nous en profitons", explique Alain Nemarq, qui précise pratiquer des marges de 15% à 20% inférieures à celles de ses concurrents.
Par ailleurs, le joaillier n'entend pas réduire ses investissements du fait de la crise. Bien au contraire. "Je suis à contre-pied. J'opte pour une stratégie d'occupation du marché", explique Alain Nemarq qui s'est fixé pour objectif d'atteindre un chiffre d'affaires de 65 millions d'euros d'ici à 2012 et un résultat net équivalent à 5% de ses ventes.
Après New York en octobre 2008 et Tokyo il y a deux mois, Mauboussin va ouvrir un autre magasin en propre à Singapour en septembre. Il doit aussi créer trois enseignes en franchise entre mai et juillet à Séoul, Hong Kong et Macao.
UN STYLE
Face aux importants investissements réalisés pour sa croissance (80 millions d'euros depuis 2000), Mauboussin, qui emploie une centaine de personnes, a opté pour l'intégration de ses réseaux de distribution afin de réduire ses coûts et se dit "très regardant sur sa politique de frais".
Mauboussin se démarque aussi de ses concurrents par le style de ses boutiques, très éloigné de l'ambiance feutrée des grands joaillers. Au n°20 de la "Place", l'étroite façade laisse découvrir un mobilier contemporain aux couleurs acidulées, ponctuées de vastes fauteuils de cuir verni noir.
Sur les Champs-Elysées, où le joaillier n'a pas craint d'ouvrir une boutique jouxtant une enseigne de "fast food", le magasin a été livré à l'univers poétique du peintre japonais Aki Kuroda, tandis que l'architecte-designer David Rockwell a conçu celui de New York, ouvert en octobre 2008.
L'histoire de la maison est, elle aussi, singulière. Créée en 1827, la joaillerie prospère dans les années 1980-1990 sous la houlette de Patrick Mauboussin, grâce aux commandes du sultan de Bruneï qui lui assure environ 80% de son chiffre d'affaires.
Mais la manne cesse brutalement en 1998 et la maison se lance dans une stratégie de développement et d'investissements massifs. En 2001, elle réalise 20 millions d'euros de chiffre d'affaires et accuse une perte d'environ 30 millions.
Son propriétaire décide alors de passer la main au tandem formé par Dominique Frémont, qui acquiert 20% du capital (il montera à 100% ensuite), et Alain Nemarq, spécialiste de la gestion de marques en situation difficile.
Mauboussin reste, avec l'italien Buccellati, le seul joaillier indépendant de la place Vendôme, les autres maisons appartenant aux groupes Richemont, LVMH ou PPR.
Le marché français de la joaillerie est estimé à environ 3,6 milliards d'euros, pour des ventes mondiales de 100 milliards de dollars, attendues en baisse de 12% en 2009 par Bain & Co.
Jacques Poznanski
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«Emeraudes du sang» dans les bijouteries suisses?
Contrôlée par les talibans, la vallée de Swat, au Pakistan, est au centre d'un trafic d'émeraudes qui seraient écoulées en Suisse.
Arrachées dans les mines de la vallée de Swat, des émeraudes seraient vendues au-dessous du prix du marché en Suisse, en Israël ou à Bangkok, via les Indes, selon la presse internationale. La vallée de Swat vit depuis peu sous la coupe des talibans. Le gouvernement pakistanais a en effet négocié l'instauration de la charia dans cette vallée contre l'arrêt des combats. Ces groupes armés islamistes financent l'achat d'armes pour leur guerre sainte au moyen de ces pierres précieuses provenant de cette vallée, qu'on surnommait il y a encore quelques années «la Suisse du Pakistan».
«20 Minuten» a mené l'enquête auprès de joailliers suisses réputés. Ces derniers se taisent ou déclarent ne pas utiliser de telle gemmes. «Des moutons noirs peuvent exister», se hasarde tout de même l'un d'entre eux.
Autre son de cloche chez Amnesty International. L'ONG veut que le marché des émeraudes finançant la guerre soit mieux contrôlé, comme l'est celui des diamants, qui a longtemps financé des guérillas en Afrique. «On devrait penser à créer un certificat de provenance pour chaque émeraude», déclare son porte-parole, Daniel Graf. «Si la présence d'émeraudes de guerre est prouvée en Suisse, il faut décréter un embargo contre ces pierres du Pakistan.»
Désirée Pomper/Deborah Rast
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Prestigieuses enchères: Moins de lots à vendre
Les enchères de Genève restent prestigieuses par leur qualité. Les maisons vont proposer volontairement moins de joyaux et montres de collection pour s'adapter au marché fragilisé par la crise financière.
L'offre a diminué de 15 % à 50 % selon les secteurs par rapport aux adjudications de novembre ou mai 2008. L'estimation globale des ventes programmées du 9 au 13 mai s'élève à environ 90 millions de francs. Au final, ce montant devrait être inférieur en raison des invendus.
Les maisons contactées par l'ATS affichent leur confiance même si le marché se révèle plus fragile. Diamants et montres de collection restent des valeurs sûres, proclament-elles. Si tout va bien, quelques pièces pourraient dépasser le million de francs.
«Nous avons observé un coup de frein sur le marché depuis le deuxième semestre 2008», rappelle Jean-Marc Lunel, spécialiste de chez Christie's. «Nous nous concentrons donc sur les pièces de haute qualité, les bijoux signés et les pièces d'époque.»
Comme d'autres experts, il confirme que certains prix ont été revus à la baisse. «Nous demandons à nos revendeurs d'être plus réalistes», dit-il.
Diamant d'exception
Antiquorum lance samedi la série d'adjudication avec 331 lots de montres et objets d'horlogerie. La vente dure deux jours et pourrait rapporter 5,8 millions de francs.
Sotheby's souhaite disperser près de 170 lots de montres dimanche et 350 objets de haute joaillerie et autres pierres précieuses mardi prochain. Les premières ventes sont estimées à 5,2 millions de francs.
Les secondes entre 30 et 45 millions, grâce à sa pièce maîtresse, un diamant bleu valant entre 6,8 et 10 millions. Cette pierre de 7.03 carats provient d'un diamant brut pesant 26.58 carats découvert l'an dernier en Afrique du Sud. Son futur propriétaire pourra lui donner un nom.
Euphorie passée
Les ventes de Christie's prévues de lundi à mercredi prochains présentent 700 lots de vins de collection, 330 lots de montres et 200 de bijoux.
L'ensemble pourrait se négocier 36 millions de francs. Enfin la maison Phillips de Pury & Cie va mettre à l'encan mardi 173 lots de montres et pièces de haute joaillerie pour quelque 4,3 millions de francs.
Genève accueille deux fois par an de telles enchères. Celles de novembre dernier avaient rapporté plus de 90 millions de francs et celles de mai avaient bouclé dans l'euphorie sur un résultat de quelque 175 millions.
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Grisogono trouve de nouveaux investisseurs et reste indépendant
La société joaillière et horlogère De Grisogono, basée à Plan-les-Ouates (GE) vient de céder 40% des parts «à un pool d'investisseurs, composé de proches et d'amis», dont le nom n'est pas dévoilé. Son président et fondateur, Fawaz Gruosi, reste majoritaire. «Cette injection de capital va permettre à l'entreprise de régler ses problèmes de trésorerie et de remettre la société en mouvement», a indiqué aujourd'hui dans un entretien à l'ATS, Fawaz Gruosi. «L'apport est de 50 millions de francs», a-t-il précisé.
Fin des rumeurs
La priorité de la maison genevoise sera «de payer les fournisseurs, et continuer l'activité». Se disant optimiste au vu des premiers frémissements du marché, Fawaz Gruosi table «sur une petite reprise en septembre». Il s'appuie sur des investisseurs suisses et étrangers, «des clients devenus des amis ou des amis devenus des clients et des proches». Devenu un groupe indépendant en 2007 après la cession de 49% détenus par Chopard à Fawaz Gruosi, l'entreprise attisait de nombreuses convoitises en raison de sa croissance. «Depuis quelques temps, des rumeurs couraient sur le rachat de la société par des grands groupes, la solution trouvée met fin à ces rumeurs», a ajouté Fawaz Gruosi, soucieux de l'indépendance de l'entreprise.
Portefeuille «nettoyé»
Lors de Baselworld, en mars, la société a revu tous ses clients et confirmer les commandes prises. «Nous avons nettoyé les commandes antérieures et engranger de nouvelles. Notre portefeuille s'élève aujourd'hui à 65 millions de francs». La maison De Grisogono réalise la moitié de ses ventes dans la joaillerie et l'autres moitié dans l'horlogerie. «Nous avons terminé 2008 sur un recul de 13% du chiffre d'affaires à 117 millions, par rapport à 2007. Ce qui est peu par rapport à certains groupes», a estimé Fawaz Gruosi. «Et pour 2009, nous espérons atteindre 100 millions de francs de ventes».
Pas de licenciements prévus
«Les difficultés nous ont conduit à geler certains projets comme la construction de la manufacture», a-t-il précisé. «Partout, notre objectif a été de diminuer les coûts et de faire des économies mais nous avons besoin de nos collaborateurs, même si certains ont décidé d'eux-mêmes de partir». A ce jour, l'entreprise n'a pas prévu de recourir à des licenciements. De Grisogono emploie 160 personnes dans le monde dont 130 à Genève. La société a produit quelque 2500 montres en 2008 et compte garder ce niveau de production cette année. Mais elle va réduire la voilure en termes commerciaux et vendre deux boutiques. «Il s'agit de l'un des deux magasins de New York et d'une boutique à Hong Kong», a précisé Fawaz Gruosi. Fin 2008, la marque comptait douze boutiques en propre dans le monde et cinq en franchise. Pour la suite, «tout dépendra du marché mondial», reconnaît le président de la maison De Grisogono. Il base son plan de relance d'abord sur le marché européen. «C'est notre meilleur soutien», a conclu Fawaz Gruosi.
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Une employée d'une bijouterie vole 500 livres d'or
Teresa Tambunting, 50 ans, a volé l'or sur une période de six ans, en cachant ses larcins dans son sac à main. Elle y avait créé un faux fond. Mme Tambuting travaillait pour la bijouterie Jacmel depuis 28 ans. Les patrons se sont rendu compte en janvier qu'il leur manquait quelque 12 millions $US d'or. Après une enquête interne, ils ont découvert que Mme Tambunting, qui se chargeait de la voûte depuis 1991, était coupable.
Elle a d'abord rapporté 66 livres d'or (environ 868 000 $US), mais les policiers ont trouvé chez elle 447 livres supplémentaires. Les vols auraient eu cours entre janvier 2004 et avril 2009. Mme Tambunting a été libérée, moyennant une caution de 100 000 $US.
Elle retournera devant le juge le 19 mai et pourrait écoper de 25 ans de prison si elle est reconnue coupable de vol qualifié et de possession criminelle de biens volés.
Geneviève Allard
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NB: 500 livres = 226,8 kilogrammes
Livre du Mois: Maîtres Joailliers
Chaque chapitre de ce livre est donc consacré à un joaillier, il retrace l'histoire de la maison, ses bijoux phares, ses clients célèbres ou son évolution. Riche en illustrations, on y découvre alors des photos des plus beaux bijoux de ces maîtres joailliers; les modes des différentes époques, les techniques traditionnelles utilisées, un historique des marques très détaillé etc.
L'univers fascinant du bijou est alors joliment décortiqué et l'on se sent imprégnés de tous ces petits secrets qui font de l'univers de la joaillerie; sa magie d'aujourd'hui.
Retrouvez tout de suite ce livre sur la Selection Amazon de Made in joaillerie!
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Emblématique du savoir-faire de la maison Swarovski, le cristal se projette dans la modernité avec éclat.
Il y a peu, le nom de Daniel Swarovski ne disait rien aux non-initiés de la galaxie mode, autant dire une majorité de personnes. Aujourd'hui, les créations de la maison qui porte son nom scintillent aux quatre luxueux coins de la planète.
Daniel Swarovski Ier imaginait-il que sa société deviendrait le leader mondial du cristal taillé de grande précision ? L'histoire ne le dit pas. En revanche, les archives récemment réunies à Paris montrent combien ce scientifique était avide de nouveautés.
Elevé en Bohême, une région réputée pour ses industries du verre où la taille du cristal est alors entièrement réalisée à la main, le jeune Swarovski invente le premier procédé métallique pour tailler et polir le cristal. Son usine de production a besoin de beaucoup d'énergie hydraulique. Il part donc s'installer dans le Tyrol, à Wattens. Nous sommes alors en 1895, c'est une révolution. Parfaitement facettées, les nouvelles pierres ont également l'avantage d'être plus uniformes : bijoutiers et couturiers en raffolent.
Demeurée à Wattens et restée familiale, la maison poursuit depuis cinq générations la quête d'innovation chère au fondateur. Elle lui rend notamment hommage en 1989 en lançant Daniel Swarovski Couture, une ligne laboratoire qui pousse toujours plus loin les limites du cristal. Derrière les somptueuses parures et les sacs spectaculaires se cachent en effet des prouesses en termes de chatonnage, d'enfilage ou de broderie. La technique exclusive du Pointiage, un sertissage extrêmement serré entièrement réalisé à la main, autorise par exemple les volumes les plus audacieux. Dernière performance des ateliers, le chaton flottant inséré dans un cristal taillé rend quant à lui aériens un fermoir ou une bague.
Nathalie Colin-Roblique, la directrice artistique de la maison, puise dans cet extraordinaire savoir-faire pour célébrer deux anniversaires, les 20 ans de la ligne Couture et 10 ans de complicité entre la griffe et le Festival de Cannes. Pour le premier, elle imagine vingt sacs et vingt bijoux multipliant les clins d'oeil à l'héritage de la marque : une bague d'archive aux proportions retravaillées est détournée en fermoir, un miroir facetté se soulève sur une pochette, bourses et bagues surdimensionnées se coordonnent. Pour le second, la bien nommée collection Red Carpet, soit dix modèles exclusifs spécialement créés pour les belles foulant le tapis rouge, le comble du luxe est à l'honneur : peaux précieuses (galuchat, python, crocodile), teintes glamour (or, argent et noir) et cascade de cristal... Crépitements de flashs en perspective.
Gabrielle de Montmorin
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De Beers réduit sa production de diamants
Selon un rapport de production anglo-américaine publié jeudi, la production de diamants a été réduite de 90,8 % au premier trimestre de l'année.
L'Anglo-américain, qui possède 45 % de De Beers, a indiqué que la production de diamants a été revue à la baisse en réponse à la demande plus basse que prévue.
Pour les trois premiers mois, la production a chuté à 1 082 millions de carats, par rapport à 11 774 millions l'année précédente.
Par ailleurs, l'Anglo-américain a pris des mesures proactives pour l'aider dans les conditions économiques actuelles.
Selon le rapport, les mesures pour renforcer la flexibilité financière et renforcer son bilan comprennent la garantie de 4,7 milliards de dollars américains de nouveaux financements, et l'émission d'un titre de 2 milliards de dollars. « L'Anglo-américain a pris une série de mesures proactives en réponse à l'actuel environnement économique et s'est positionné fermement pour survivre à ces conditions et fournir aux actionnaires à long terme des valeurs à travers ses opérations existantes et sa croissance de projets de développement de classe mondiale », a-t-il ajouté.


