Les plus gros vols de bijoux

Le hold-up perpétré samedi à la bijouterie parisienne Chopard, place Vendôme à Paris, avec un butin évalué entre six et dix millions d'euros, est l'un des plus importants vols de bijoux constatés en France.

Le plus important vol de bijoux jamais commis en France demeure cependant le braquage commis en décembre 2008 chez Harry Winston à Paris, pour un montant estimé à 85 millions d'euros.

Dans le monde, le record serait toujours détenu par les voleurs qui se sont emparés de diamants, pour une valeur de 100 millions d'euros, le 14 février 2003 à Anvers (Belgique).

Voici les principaux hold-up commis ces dernières années:

- 28 jan 2009: Quatre personnes s'emparent de 300 kilos d'or et de métaux précieux à Rilleux-la-Pape (Rhône), pour une valeur de 9 millions d'euros.

- 4 déc 2008: Trois hommes s'emparent de la quasi totalité des bijoux exposés dans la joaillerie Harry Winston, avenue Montaigne à Paris VIIIe. Le vol est estimé 85 millions d'euros.

- 6 oct 2007: Premier braquage chez Harry Winston avec plus de 20 millions d'euros de bijoux.

- 30 août 2005: Des montres et des bijoux pour deux millions d'euros sont dérobés chez Julian à Saint-Tropez par des membres des "Pink Panthers", gang international qui sévit depuis plus de dix ans et auquel on attribue une centaine de braquages avec plus de 110 millions d'euros de préjudice.

- 27 sept 2004: Deux diamants sont volés à la Biennale des Antiquaires du Louvre, à Paris, représentant un butin de 11,5 millions d'euros.

- 20 sept 2002: Deux hommes armés s'emparent de trois millions d'euros de bijoux dans une bijouterie de la Croisette à Cannes.

- 25 mai 2002: Deux malfaiteurs, le visage découvert usant du gaz lacrymogène, brisent à coups de marteau les vitrines du joaillier Fred, place Vendôme à Paris et emportent pour 6 millions d'euros de bijoux.

- 12 oct 2001: Plus de 15 millions de francs (2,2 M EUR) de bijoux, diamants et montres sont dérobés à trois joailliers parisiens, abusés par un client qui se fait passer pour un émir koweïtien.

- 15 juil 2001: Trois hommes dérobent 25 millions de francs de bijoux (3,8 M EUR) lors d'un braquage à la voiture bélier de la bijouterie Van Cleef et Arpels à Cannes.

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Une bijouterie parisienne braquée en plein après-midi

Située place Vendôme, la boutique du joaillier Chopard a été la cible d'un braquage en solitaire samedi vers 14 heures. Le préjudice est évalué à un peu plus de 6 millions d'euros.

La célèbre joaillerie Chopard, située au numéro un de la place Vendôme à Paris et dont les parures scintillent au cou des stars, a été la cible samedi en début d'après-midi d'un braquage éclair commis par un voleur solitaire qui a emporté pour 6,6 millions d'euros de bijoux.

Il est entre 13h30 et 14 heures samedi lorsqu'un homme d'une cinquantaine d'années, vêtu d'un costume et portant un chapeau de type borsalino, entre dans la bijouterie, se faisant passer pour un client. Une fois à l'intérieur de l'établissement, l'homme pointe une arme de poing sur les trois employés présents, et se fait remettre des bijoux en vitrine. Il emporte douze bijoux, pour un montant d'un peu plus de 6 millions d'euros, avant de repartir à pied dans le calme.

Un braquage éclair et sans violences, en plein centre de la capitale. En cet après-midi ensoleillé, au début du week-end de Pentecôte, la place Vendôme, qui abrite notamment l'hôtel Ritz et de nombreuses maisons de joaillerie prestigieuses, était pourtant parcourue par de nombreux promeneurs et touristes.

Le record toutes catégories des vols de bijoux commis en France demeure détenu par les braqueurs armés et grimés qui se sont emparés le 4 décembre 2008 de parures, bagues et autres colliers dans la boutique de la joaillerie de luxe américaine Harry Winston, située avenue Montaigne, à Paris, pour un montant estimé à 85 millions d'euros. L'enquête n'a à ce stade pas abouti.

La maison Chopard, qui fabrique des bijoux portés notamment par des célébrités aux cérémonies des Oscars et du festival de Cannes, a été fondée en Suisse en 1860. Elle dispose maintenant de boutiques dans les plus grandes capitales du monde. Depuis une dizaine d'années, le joaillier est chargé par le Festival de Cannes de moderniser la Palme d'or.

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La saga scintillante du joaillier italien Bulgari s'expose à Rome

AFP - 28.05.09
 
 Elizabeth Taylor ne connaîtrait qu'un seul mot d'italien... celui de Bulgari: le joaillier expose 125 ans de créations à Rome, une rétrospective scintillante qui fait la part belle à la Dolce Vita et à ses divas, à mille lieux de la crise.

L'exposition s'ouvre sur les objets en argent que Sotiris Boulgaris apprit à travailler avec son père dans sa Grèce natale: ceintures, fibules, colliers, boutons, châtelaine porte-lunettes ou couverture de missel.

Trois ans après son arrivée à Rome, celui qui est devenu entre-temps Sotirio Bulgari ouvre au coeur de la ville sa première boutique d'"antiquités, bijoux, curiosités", suivie en 1884 via dei Condotti d'une "Old Curiosity Shop", clin d'oeil au roman de Charles Dickens et encore aujourd'hui siège de la maison.

Les premiers bijoux de platine et diamants apparaissent au début des années 1910. La maison Bulgari se lance aussi un peu plus tard dans les bijoux "transformables": le bracelet en broches, le collier en bracelets ou en tiare.

En 1932, le fils de Sotirio, Giorgio, créée pour sa fiancée la bague "trombino", un modèle où les diamants entourent la pierre et recouvrent tout l'anneau. Elle deviendra un produit-phare de la maison.

Bulgari perfectionne aussi l'art du "Tremblant", une broche dotée d'un minuscule mécanisme qui la fait scintiller au moindre mouvement.

La taille "cabochon" qui consiste à polir la pierre et non pas à la travailler en facettes et l'explosion des couleurs - le vert des émeraudes, le rouge des rubis, le bleu des saphirs mélangés dans un même bijou - vont donner une identité à Bulgari, dégagés du "style parisien", qui est alors la référence dans la haute joaillerie.

Suprême hommage, un journal français écrira dans les années 50 qu'"un bijou Bulgari se reconnaît comme se reconnaît un tailleur Chanel".

Peu après, Bulgari entre dans l'âge d'or de la Dolce Vita au début des années 60: si Anna Magnani préfère les rubis, Gina Lollobrigida les émeraudes, Sophia Loren et Ingrid Bergman les diamants, toutes les stars de l'époque vont briller à l'écran ou dans les soirées en "Bulgari".

"L'utilisation des couleurs, en particulier des saphirs de toutes les tonalités et une pierre, même la plus belle, intégrée dans le bijou pour former un tout ont créé un style que tout le monde a copié", souligne la commissaire de l'exposition Amanda Triossi.

Parmi les quelque 500 pièces mises en scène dans des pièces plongées dans l'obscurité pour faire ressortir les pierres, une salle entière est consacrée à la collection d'Elizabeth Taylor, pour la première fois exposée en Europe.

"L'un des plus gros avantages de travailler sur Cléopâtre à Rome, c'était la merveilleuse boutique Bulgari", confiait la star américaine.

Une citation de son mari, l'acteur Richard Burton, avec lequel elle tourna ce péplum qui sortira en 1963, lui fait écho: "J'ai fait connaître la bière à Liz, elle m'a fait connaître Bulgari".

Parmi les plus belles pièces exposées, figurent un énorme saphir de 65 carats que Burton offrit à Liz pour ses 40 ans et une lourde parure d'émeraudes et diamants portée par la diva dans sa piscine en compagnie de son perroquet qu'immortalisera le photographe Helmut Newton en 1985.

C'est avec la même opulence que Bulgari, resté aux mains de la famille fondatrice, est entré dans le 21ème siècle comme le montre les bijoux les plus récents: un sautoir en "simple" soie tressée pour un saphir - pierre de prédilection de la maison - de plus de 300 carats ou un collier-plastron pavé de 169 saphirs et 951 diamants.

L'exposition se tient au Palais des expositions jusqu'au 13 septembre.

Françoise MICHEL

Zale : toujours en perte nette sur le T3

 
Le leader américain de la joaillerie de spécialité basé à Dallas, Zale, vient d'annoncer les résultats de son troisième trimestre fiscal 2009. Le groupe affiche une perte nette de 23,2 Millions de dollars, soit 0,73$ par action, contre une perte de 17,4 M$ (0,42$ par action), sur le T3 2008. Sans les exceptionnels, la perte par action aurait été de 0,72$. Le revenu du groupe ressort à 379 M$, en chute de 20,5% en glissement annuel.

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La Palme d'or du Festival de Cannes : un trophée très convoité

Réalisée dans un atelier de haute joaillerie, la très convoitée Palme d'or du Festival de Cannes qui sera décernée dimanche, a été instaurée en 1955, pour remplacer un "Grand prix" matérialisé par un diplôme agrémenté d'une œuvre d'art.

Selon la petite histoire, le choix de la Palme s'est imposé en référence aux palmiers qui bordent la Croisette, et aux armes de la ville de Cannes. Le premier dessin a été réalisé par la créatrice de bijoux Lucienne Lazon.

Le célèbre trophée n'a été physiquement attribué que 48 fois depuis sa première édition, en comptabilisant les cinq années où des palmes ex-aequo ont été décernées.

La première palme a récompensé le film "Marty" de l'Américain Delbert Mann. Le jury était présidé par Marcel Pagnol. Robert Favre Le Bret, alors délégué général du festival, a créé le trophée, équivalent du Lion d'or de la Mostra de Venise, le grand concurrent.

Mais le trophée ne fait pas l'unanimité: il est abandonné après le festival de 1963. Le Conseil d'administration revient au diplôme, avant d'y renoncer à nouveau en 1975 pour réhabiliter, cette fois pour de bon, la Palme d'or.

Seuls cinq réalisateurs font partie du cercle envié des "double-palmés": Francis Coppola (palme d'or en 1979 et Grand prix en 1974, précédente dénomination), Shoei Imamura (1983 et 1997), Bille August (1988 et 1992), Emir Kusturica (1985 et 1995) et les frères Dardenne (1999 et 2005).

La Palme d'or n'a été décernée qu'une seule fois à une femme, Jane Campion, pour "La leçon de piano", en 1993.

Lors du cinquantenaire du Festival, en 1997, une "Palme des Palmes" est attribuée à Ingmar Bergman et remise en son absence à sa fille Linn Ullmann.

En 1997 toujours, le prestigieux trophée a été modernisé par Caroline Gruosi-Scheufele, co-présidente de Chopard, le joaillier suisse qui, dans le cadre d'un partenariat, fournit chaque année gracieusement la palme d'une valeur de plus de 20.000 euros.

Délicatement courbée, la tige qui supporte 19 feuilles sculptées à la main, forme à sa base un cœur, symbole de la maison.

Une deuxième palme d'or non datée est toujours en réserve en cas d'accident matériel de dernière minute, ou de palme ex-æquo.

Jusqu'au palmarès, la Palme est à l'abri dans les coffres du joaillier qui la livre au dernier moment à la direction du Festival de Cannes.

En or 24 carats, le trophée est coulé à la main dans un moule en cire, puis fixé sur un cristal de roche taillé en forme de diamant.

"La nature ne donnant jamais naissance à deux cristaux de roches identiques, chaque palme est absolument unique", souligne Mme Gruosi-Scheufele.

Depuis 2000, deux mini-palmes, modèles réduits de leur célèbre aînée, récompensent les prix d'interprétation féminin et masculin.

La remise de la Palme d'or a toujours été un théâtre d'émotions. Récompensé en 1987 pour "Sous le soleil de Satan", Maurice Pialat avait lancé au public, qui l'avait sifflé, sa fameuse réplique: "Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus".

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La crise frappe le marché mondial du luxe plus fort que prévu

 
Le marché mondial du luxe devrait reculer bien plus que prévu en 2009, la crise économique bouleversant les comportements d'achat des consommateurs de produits haut de gamme, a expliqué mercredi le cabinet Bain & Company.

"Les marques de luxe doivent affronter la diminution des fortunes personnelles, la pression sur les prix et le ralentissement de la croissance des pays émergents", a-t-il résumé dans un communiqué publié à l'occasion de l'actualisation de son étude annuelle sur le luxe.

Le cabinet, spécialiste du secteur, anticipe un repli du marché mondial du luxe dans une fourchette de 15% à 20% au premier semestre, à taux de changes constants, avant un début de "stabilisation" au second semestre.

Sur l'ensemble de l'année, le repli atteindrait ainsi 10%, à 153 milliards d'euros, a calculé Bain, qui visait initialement une baisse comprise dans une fourchette de 3% à 7%.

"Les clients de produits de luxe dépensent moins, voyagent moins et sont moins confiants", et leur comportement de consommation évolue: s'ils restent fidèles aux grandes marques, ils privilégient désormais des articles "moins chers", a expliqué Claudia d'Arpizio, associée du cabinet.

Luxe et prix élevés "ne sont désormais plus synonymes", a relevé Joëlle de Montgolfier, directrice des études: les consommateurs n'hésitent plus à traquer les bonnes affaires et à attendre les périodes de soldes.

Autre changement notable, ils privilégient "les produits plus discrets". "L'ostentation est obsolète", résume Bain.

Conséquence, les maisons de luxe "sont confrontées à des pressions croissantes sur les prix et aux promotions décidées par les détaillants et les grands magasins haut de gamme", explique Mme d'Arpizio.

Les comptes des plus grands groupes du secteur souffrent de cette situation.

Mardi, l'italien Prada a annoncé une chute de 22% de son bénéfice net en 2008. Avant lui, le numéro un mondial du luxe, le français LVMH, avait fait état d'une croissance de ses ventes quasiment nulle au premier trimestre, avec une chute de son activité dans les vins et les spiritueux, l'horlogerie-bijouterie, et les parfums et cosmétiques.
 
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LA DEMANDE EN JOAILLERIE S'AMÉLIORE AU DEUXIÈME TRIMESTRE LORSQUE LES COURS DU PLATINE FLÉCHISSENT

 
Les volumes mondiaux de fabrication de bijoux étaient ténus au début de l'année 2008 en raison du cours élevé du platine, mais ils se sont repris plus tard dans l'année au Japon et en Chine lorsque les cours ont chuté.
La somme des vieux bijoux recyclés en Asie s'est révélée extrêmement élevée en début d'année mais a sérieusement baissé à mesure que les cours en chute libre comprimaient les marges bénéficiaires des recycleurs et décourageaient les individus de vendre des marchandises d'occasion. La demande nette annuelle a par conséquent été bien plus importante que prévu, chutant seulement de 6,2 pour cent à 38,84 millions de grammes.
La demande d'investissement en numéraires net a augmenté de 150 pour cent à 12 050 kg lorsque les investisseurs japonais ont réagi positivement à la chute du cours du métal au cours du deuxième semestre.
 
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Le secteur diamantaire anversois veut des garanties

 
Le secteur diamantaire anversois a demandé mardi au ministre-président flamand Kris Peeters, lors d'une visite de travail à l'Antwerp World Diamond Centre (AWDC), une garantie publique de 200 millions d'euros.

L'AWDC va introduire un dossier dans les prochains jours afin de pouvoir bénéficier de cette garantie. "Le comité de garantie l'examinera et je le suivrai de près", a de son côté déclaré le ministre-président flamand.

L'AWDC et les banques diamantaires se sont en outre mis d'accord pour un mécanisme de financement supplémentaire. Les banques mettront ainsi 1 milliard d'euros sur deux ans à disposition du secteur diamantaire de la cité portuaire.

Le secteur du diamant, gourmand en capitaux, est sévèrement touché par la crise économique mondiale. La place anversoise n'échappe pas à la tendance.

Sur les quatre premiers mois de l'année 2008, les importations de diamants bruts de la place (exprimées en carats) y ont plongé de 45% comparé à un an plus tôt, et les exportations de 30%, selon l'AWDC. Pour les diamants taillés, le recul est de 32% à l'importation et de 28% à l'exportation. L'Antwerp World Diamond Centre s'attend toutefois à ce que le commerce du diamant retrouve son niveau normal à la fin 2010.
 
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Les bijoux de luxe canadiens s'exposent à Paris

FASHION-ADDICT - 15.05.09
 
Le luxe, le talent, la joaillerie ne sont pas des exclusivités françaises c'est pourquoi musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie de Paris nous propose de découvrir du 3 au 14 juin 2009 édéenne, une joaillière canadienne.

C'est à 45 ans que édéenne décide de renouer avec les vrais désirs de ses 18 ans : la création. Elle obtient ses diplômes de gemmologue et joaillière, un aboutissement logique où elle conciliera désormais les sciences physiques (avec les pierres) et le cinéma (l'art de transmettre des émotions) ses précédents cursus. Depuis, édéenne crée des pièces uniques de haute joaillerie et façonne, cisèle, sertit la matière brute de chaque histoire singulière car… Un bijou est le fruit d'une rencontre entre la fascination de l'artiste et la puissance évocatrice d'un être.
L'exposition en elle-même est divisée en 5 univers et bénéficie du scénographie audacieuse et inédite avec la reconstitution d'une salle des coffres. Le public franchira une porte de coffre-fort, reproduction de celle du Siège de la Société Générale, Boulevard Haussmann, traversera un sas et pénètrera dans une salle plongée dans le noir… Muni d'une lampe de poche, chaque spectateur partira à la découverte de chacune des pièces de joaillerie qu'il fera jouer au gré de son envie… Une façon très originale de découvrir des pièces rares et luxueuses ayant chacune leur histoire.
L'exposition sera par la suite présentée à Monaco, Montréal, New York, Moscou, Shanghai et Genève.

INFOS PRATIQUES :
Musée national de la Légion d'honneur et des ordres de chevalerie 2, rue de la Légion d'honneur 75007 Paris
Entrée face au musée d'Orsay
Ouverture du mercredi 3 au dimanche 14 juin 2009 de 13h à 19h30, fermé le lundi 8 juin 2009
Entrée libre : Nocturnes les jeudi 4 et 11 juin 2009, fermeture à 22h
 
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Les premiers bijoux à mémoire de forme

Il existe peu de révolutions en bijouterie joaillerie. Pourtant le début du XXIe siècle en apporte une spectaculaire grâce à un nouvel alliage baptisé orichalque, qui mélange technologie spatiale et haute joaillerie...

Mis au point à la demande du joaillier belge Thierry Holemans par la Katholieke Universiteit Leuven (troisième laboratoire mondial sur la recherche des métaux), cet alliage, qui comprend notamment du titane, du nickel, de l'or et du platine, a donné naissance à des bijoux à mémoire de forme.

Déjà utilisés dans le secteur médical et dans des projets visant à protéger les constructions lors de séïsmes, ces alliages appliqués sur des bijoux permettent à ces derniers de se transformer au contact des personnes qui les portent.

Ainsi une spectaculaire broche-paon sertie de diamants, rubis et saphirs se met à déployer ses ailes dès que la température atteint 24° et les bracelets s'enroulent lentement autour des poignets de celles qui les passent, s'ajustant parfaitement à la taille de chacune. Impossible de les retirer... sauf en plongeant la main dans l'eau froide.

J'ai eu l'occasion d'essayer ces bijoux véritablement époustouflants, lorsque Thierry Holemans les a présentés à Paris, dans le magasin qu'il avait ouvert place Vendôme il y a quelques années. Sans doute trop en avance sur leur temps, ou peut-être par manque de communication, ces bijoux d'avant-garde n'ont pas obtenus en France et dans le monde, le succès qu'ils méritent.

Aujourd'hui, Thierry Holemans (3ème génération d'une famille d'orfèvres joailliers) a quitté la place Vendôme mais propose toujours ses modèles en orichalque parmi ses autres créations, dans son nouveau magasin installé depuis août dernier, place Wiltcher's à Bruxelles.

Et vous, vous aimez les bijoux vivants...?

Marie-Dominique Sassin

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