Salon de la joaillerie à Hongkong : les ventes se portent bien

 

Le salon international de la joaillerie à Hongkong a fermé ses portes mardi. Les ventes se portent bien selon les acheteurs et les vendeurs. Ils sont confiants dans l'avenir alors que l'économie mondiale manifeste déjà des signes de rétablissement.


Un record de 2 mille 600 exposants venant de 44 pays et régions étaient présents cette année, c'est 12% de mieux que l'année dernière.
Le salon a duré 5 jours. On pouvait y admirer des bijoux anciens raffinés, des pièces en jade, en diamant, des pierres précieuses et semi-précieuses ainsi que des perles.
Koo Tong Fat, un membre du comité exécutif de l'Association des bijoutiers et des orfèvres de Hongkong, a fait savoir que le marché hongkongais s'était redressé rapidement de la crise financière au second semestre de l'année dernière en raison des achats accrus du continent chinois.

Koo Tong Fat Membre du Comité exécutif, Association des bijoutiers et orfèvres, HK :

"Actuellement il y a une forte capacité d'achat venant du continent chinois, de nombreux touristes sont venus du continent. D'autres consommateurs venant d'Asie du Sud-est, d'Europe et d'Amérique sont arrivés plus nombreux au second semestre de l'année dernière. Donc les chiffres de ventes étaient importants."
Mais selon lui, l'exportation sera encore affectée car l'économie aux Etats-Unis et en Europe, qui sont les principaux acheteurs, ne s'est pas encore totalement redressée.
La crise financière a forcé de nombreuses personnes à réduire leurs dépenses sur des objets luxeux comme les bijoux.

Aaron Shum, un organisateur du salon, est confiant sur l'industrie en 2010.

Aaron Shum, Président, Bijouterie Aaron Shum:

"Je suis très optimiste. Très simple, les bijoux ne sont pas un luxe comme d'autres gens peuvent penser. Nous les considérons comme une nécessité. Au moins la moitié du monde a besoin de bijoux, la moitié de la population sont des femmes qui en ont besoin. Après plus d'un an, le stock des importateurs qui avaient moins acheté l'année dernière, s'épuisera, et c'est une nécessité, les importations vont s'accroitre puisque les gens doivent acheter."

En 2009, la partie continentale de la Chine était l'unique marché au monde à connaître une augmentation de la demande pour l'or. Et les ventes de bijoux ont enregistré une hausse de 6% sur le continent chinois, mais une baisse de 20% dans le reste du monde.

Long Mingying

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Rhône: nouveau vol de bijoux

AFP - 09.03.10
 

Le dirigeant d'une entreprise de fabrication de bijoux dans le Rhône a été hospitalisé aujourd'hui après avoir été pris en otage par des malfaiteurs qui ont dérobé plusieurs centaines de milliers d'euros de bijoux, a-t-on appris de source judiciaire.
Il s'agit de la cinquième agression de ce type en quelques mois dans des entreprises de métaux précieux de la région lyonnaise.

Des malfaiteurs, cagoulés et armés, ont pris en otage le dirigeant d'une société familiale de fabrication de bijoux à Ternay (Rhône), le forçant à ouvrir les coffres, qu'ils ont vidés. Ils ont emporté des bijoux composés notamment d'or et de diamants. Blessé au cours de l'agression, le chef d'entreprise a été transféré à l'hôpital. Aucun employé n'était présent au moment de la prise d'otage, selon la direction de l'entreprise.

Le 17 février, cinq malfaiteurs armés et masqués avaient dérobé 1,5 million d'euros de métaux précieux à Oullins, dans la banlieue de Lyon, après avoir pris en otage le couple de gérants. Le 18 janvier, quatre braqueurs armés s'étaient emparés de 200 kg d'or estimés à plus de 5 millions d'euros, dans une fonderie de la banlieue lyonnaise, après avoir pris en otage un employé et son épouse.

Le 11 décembre, quatre hommes avaient volé quelques kilos d'or dans une fabrique de bijoux près de Lyon, après avoir séquestré un employé et son épouse à leur domicile.
Le 2 décembre, toujours dans le banlieue de Lyon, cinq hommes avaient séquestré une famille de bijoutiers à leur domicile, et avaient dérobé 150.000 euros de bijoux.

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Le diamant bleu brille sur Genève

 

Un diamant bleu très rare a établi un nouveau record du monde en mai 2009 à Genève. Adjugé pour 10,5 millions de francs lors des ventes aux enchères de printemps dans la cité de Calvin, cette pierre de 7,03 carats reste la plus chère jamais vendue par Sotheby's.

La pierre la plus rare à pénétrer sur le marché international l'année dernière était estimée entre 6,8 et 10 millions de francs. Elle est allée à un acheteur anonyme après une surenchère de 15 minutes par téléphone avec un autre amateur .
David Bennett, président du département bijoux de Sotheby's Europe et Moyen Orient, a estimé alors que ce résultat démontrait la faculté du marché à rebondir malgré la récession économique.
Le dernier diamant bleu vendu à prix record (6,04 carats) avait atteint 8,7 millions de francs lors d'une vente à Hong Kong en 2007. Le nouveau propriétaire a eu du même coup le droit de donner un nom à la pierre, montée sur un anneau de platine.
Après les rouges, les diamants bleus sont les plus rares. On pense qu'il n'en existe qu'une poignée au monde. Ces gemmes doivent leur couleur à la présence de bore (un élément chimique) durant leur formation.
«Nous parlons d'une pierre exceptionnelle, a affirmé David Bennett. De par sa rareté, sa qualité et sa perfection, elle est extraordinaire.»

 

La mine de Cullinan

Ce joyau d'une pureté parfaite a été taillé sur une pierre brute de 26,58 carats extraite en 2008 par Petra Diamonds à la mine de Cullinan, près de Pretoria, en Afrique du Sud.
C'est de cette mine qu'est sorti autrefois le plus gros diamant brut du monde. Découvert en 1905 , le «Cullinan» a été taillé pour devenir la «Great Star of Africa» (530 carats), qui fait partie des joyaux de la couronne d'Angleterre conservés à la Tour de Londres.
«Cette mine a produit un quart des diamants du monde qui pèsent plus de 400 carats. Elle est aussi la seule source fiable de diamants bleus, qui sont incroyablement rares», a indiqué Cathy Malins, porte-parole de Petra Diamonds.
Selon cette dernière, Petra extrait entre 2 et 3 millions de tonnes de pierre par année. Et avec de la chance, elles donneront un ou deux diamants bleus.
Le tailleur Gary Monnickendam a eu besoin de sept semaines pour produire la pierre finale: deux pour l'examiner, puis cinq pour la tailler et la polir.
«Nous autres tailleurs, nous ne vivons que pour pouvoir travailler un diamant bleu, parce que c'est si excitant. Si vous avez cette chance, c'est un privilège que de pouvoir se surpasser, a déclaré Gary Monnickendam sur Times Online. C'est comme un accouchement. Maintenant, j'ai l'impression d'être en dépression post-natale.»


Un prix record

En raison de la récession, les prix des diamants plus communs ont dégringolé. Mais les meilleurs experts sont convaincus que les collectionneurs et les marchands demeurent à l'affût de pièces uniques, surtout de diamants de couleur ou de pierres historiques.
«Le marché mondial a un peu changé, mais les diamants bleus sont si difficiles à trouver que les amateurs seront toujours là», a affirmé M. Bennett.
En mai 2008, une bague de diamant bleu de 3,73 carats avait été vendue 9,2 millions de francs, établissant un record mondial par carat de toutes les pierres jamais vendues aux enchères.
«Le joyau que j'ai vendu en 2008 faisait la moitié de la taille de celui-ci et a atteint un peu plus de 1,3 million par carat. Nous estimons celui-ci à 850'000 dollars par carat au minimum. Nous verrons où il va aller», avait indiqué David Bennett avant les enchères.
«Les diamants bleus attirent les gens qui veulent avoir quelque chose que personne n'a», avait-il ajouté.


Centre mondial

Ces dernières années, Genève est devenu un centre connu pour les ventes de bijoux exceptionnels. En novembre 2007, Sotheby's y avait vendu un énorme diamant blanc d'une grande pureté et pesant 84,37 carats pour 18,2 millions de francs à Georges Marciano, le fondateur des jeans Guess.
Ce diamant avait alors atteint un record du prix par carat pour un diamant blanc (191'980 dollars) et n'a été éclipsé que par le «Star of the Season» de 100,10 carats, que la même filiale genevoise avait vendu 16,5 millions de dollars en mai 1995.

Simon Bradleys (Traduction de l'anglais: Isabelle Eichenberger)

 

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La modernité du luxe, c'est le partage, par Alain Némarq

 
Le luxe, avant, c'était des prix exorbitants liés aux marges folles des grandes marques de luxe. C'était le luxe d'avant l'urgence de redéfinir le luxe. Certains, dans ce monde très fermé et conservateur, pensent encore sans doute que la société ne fait que traverser une crise financière et économique qui justifie, certes, un effort momentané sur les prix mais pas la remise en cause du principe fondateur de l'univers du luxe, à savoir qu'un produit de luxe doit être cher jusqu'à être inaccessible au plus grand nombre.

Et pourtant c'est la vie, ou du moins une certaine manière de l'appréhender et de l'aimer, qui nous invite à déplacer le centre de gravité du luxe, à ne plus le définir uniquement autour de l'inaccessibilité au plus grand nombre et du concept cynique du caractère démesuré de ses prix. Le luxe est ailleurs que dans ce qui coupe celui qui l'achète des autres, de ceux qui ne peuvent pas se l'offrir, ailleurs que dans cette "pseudo-différenciation".

Le luxe, c'est bien plus que cela, d'ailleurs cela n'est même pas cela du tout et je crois le moment venu de faire entendre cette voix. Vendre un produit de luxe à un client, ce n'est pas lui laisser croire que la principale raison de se réjouir dans l'existence consiste à "s'isoler", à se couper du monde.

Vouloir augmenter la "désirabilité" du produit de luxe par le caractère inabordable de son prix, n'est-ce pas déjà avouer que l'on prend le client pour un gogo et un névrosé ? Ce gogo est identifié comme quelqu'un qui aurait besoin d'être ailleurs, en dehors du monde des gens normaux, uniquement reconnu et défini comme faisant partie de ce petit groupe de personnes, possédant des moyens financiers tels qu'ils les mettent à l'abri de tout raisonnement sensé ou rationnel.

Que reste-t-il du luxe lorsqu'on le rend accessible, eh bien il reste le vrai luxe, celui qui ne trompe pas. Que celui ou celle qui va vouloir se faire faire un objet à l'unité, fabriqué donc de manière artisanale, le paie lui aussi à son juste prix, c'est-à-dire au prix de l'excellence et pas à la tête du client.

Il faut refuser les trois grands axiomes, de l'ancienne pensée dominante du luxe :

1. Les "riches" sont trop stupides pour s'apercevoir qu'on leur vend à n'importe quel prix les objets qu'on voudrait leur faire croire si extraordinaires qu'ils devraient les acheter à n'importe quel prix.
2. Que ceux qui n'ont pas eu la chance de découvrir la recette de la richesse ne méritent, de la part des maisons de luxe, que mépris, condescendance et rebuffades.
3. Que lorsque le luxe devient raisonnable dans son rapport qualité/prix, alors c'est qu'il est low cost ou "discompté" et destiné aux "naïfs" et aux pauvres.

Erigé en rareté

Ne plus imposer au client drogué du luxe le produit incontournable et quasi-intouchable, mais lui offrir le choix d'une gamme de produits créatifs, renouvelés, accessibles et de grande qualité, voilà le vrai luxe car celui-ci, maintenant, c'est de pouvoir choisir, de vivre dans le choix et la liberté et non plus dans l'infantilisation, la servitude et le culte de la pensée dominante du bon goût. Le luxe n'est pas rare, il a été érigé en rareté. Ce luxe accessible, comme cette joaillerie dite abordable, n'est que l'émergence d'une nouvelle conscience, d'un nouveau commerce citoyen que l'on pourrait définir comme un commerce de luxe respectueux du consommateur. Les temps ont changé. L'heure est venue de baisser les prix, d'accélérer la politique de création. Pas par pure justice sociale. Les choses sont plus simples et limpides que cela ; ni Marx ni Bourdieu ne se sont installés place Vendôme ou avenue Montaigne.

Le monde prend conscience, y compris les acheteurs des produits de luxe, qu'il n'y a aucun confort moral ou affectif à vouloir se distinguer de tous ceux que l'achat de luxe exclut, à vouloir s'en isoler et même peut-être n'y a-t-il à en tirer qu'un sentiment de culpabilité. Que dire d'une grande maison de luxe qui, pour flatter l'ego et la névrose obsessionnelle de ses clients VIP, leur propose une visite de musée en solitaire et en nocturne, à la lumière d'une lampe-torche ? Aurait-elle oublié qu'une partie de l'émotion que l'on ressent à la vision d'une oeuvre vient du partage de l'émotion des autres qui vous entourent ? Où commence le service, où finit la manipulation ?

Nous, nous avons choisi de ne pas appuyer notre démarche sur la manipulation des névroses de nos clients. Le luxe doit, une fois pour toutes, tourner le dos à la manipulation des consommateurs pour se mettre au service du partage de l'émotion et cela pour le plus grand nombre possible. Que le luxe cesse d'être uniquement un sport de combat pour une certaine élite et devienne le langage universel de l'émotion pour le plus grand nombre possible. C'est le seul moyen pour le monde du luxe de préserver son avenir, en respectant ses contemporains.

Alain Némarq est président de Mauboussin.

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Le croisé du nouveau luxe

 
Alain Némarq bouscule les codes de la place Vendôme et veut faire de Mauboussin la marque de toutes les envies féminines.
 

Des publicités dans le métro et en prime time sur TF 1, des bagues serties de pierres de couleur qui se vendent comme des petits pains… A 57 ans, Alain Némarq, patron de Mauboussin, ne tient pas en place. Il a l'œil qui miroite et des idées à contre-courant, il vient de signer une tribune dans Le Monde sur le "vrai luxe". On le dirait monté sur ressorts comme Gaston Lagaffe, l'anti-héros de Franquin. Alain Némarq lui, excelle dans le rôle du cancre de la place Vendôme, le QG parisien des joailliers. On ne le prendra pas en défaut de conformisme. Iconoclaste pour ses pairs, audacieux pour ses fans, il s'autorise toutes les libertés, c'est dans son génome. L'ancien professeur de marketing à HEC n'a jamais cessé de secouer les idées reçues.

Chez Balsan, il a été le premier à éditer des moquettes de 54 couleurs différentes parce que les clients voulaient du choix, quitte à payer plus cher au mètre. Chez Kenzo, il a osé les vestes courtes de 70 centimètres pour homme. Chez Mauboussin, il casse les prix en serrant ses marges sur les pierres et en faisant fabriquer en Chine. Et d'afficher les prix des bijoux sur ses publicités comme le font les géants de la distribution. Résultat: dans un marché en forte chute l'an dernier, les ventes du joaillier ont progressé de plus de 40%. "Mes voisins travaillent pour la plupart pour des grands groupes. Ils disent que je ne fais pas le même métier qu'eux pour défendre leurs positions. C'est clair, nous nous comportons en entrepreneurs, pas en manager", réagit-il.

Dans son bureau avec vue plongeante sur la colonne Vendôme et les vitrines écrins de la place, il prépare son prochain coup. Le 18 mars, les lecteurs du New York Times et du Asahi Shimbun découvriront la campagne "Love with friends". Un couple, sans bijoux, qui s'embrasse dans la rue. Et une invitation à franchir la porte de ses boutiques à New York et à Tokyo avec une jolie promesse à la clé: "J'offrirai un voyage à Paris aux six premiers couples qui auront acheté une de nos créations entre le 18 et le 31 mars." Un tirage au sort départagera les tourtereaux.

Tout est fait pour favoriser l'achat d'impulsion. Comme les trois collections par an de la maison, un emprunt au monde du prêt-à-porter. Fin avril, "Gueule d'amour", l'un des best-sellers, devra composer avec "Ma princesse d'amour". Taille émeraude et couleur entre le violet et le rose pour la pierre centrale, pavage diamants. Quant au prix? "Ce sera moins qu'on n'imagine": Alain Némarq entretient le suspense, il sait que certaines maisons l'attendent désormais avec des modèles "luxe accessible" en concurrence frontale.

Chercher la femme sur Internet

Longtemps agitateur, Mauboussin serait-il devenu prescripteur? "Nous avons fait bouger les lignes. Avant nous choquions, maintenant nous faisons réfléchir. Nous offrons des produits moins chers mais nous vendons avant tout un objet de création", insiste le patron de Mauboussin. Là, on touche au cœur de la pensée "némarquienne". Le marché de la joaillerie a muté : fini l'achat trophée décidé par les hommes, et place à l'achat plaisir initié par les femmes! Cette nouvelle clientèle privilégie les produits créatifs, renouvelés, accessibles et de grande qualité. "En prime time à la télévision, je sais que je la touche, pas en deuxième partie de soirée. Elle est peut-être alors sur Internet. Je suis en train d'explorer ce nouvel espace de consommation pour l'approcher comme je le fais déjà dans le métro", analyse-t-il.

Toujours réfractaire, Alain Némarq mène la charge "contre la pensée dominante du luxe" qui consiste à rendre un produit inaccessible au plus grand nombre par le prix. Un mauvais usage, selon lui, des "névroses élitistes". Pas question non plus de se ruer vers la Chine à l'instar des autres maisons de la place qui y cherchent "une compensation". Lui préfère se concentrer sur les marchés matures, où sa marque trouve encore les rendements qu'elle attend. L'audace rapporte. "Et à Paris, prévient-il, on peut aller encore beaucoup plus loin."

Bruna Basini

©2010 Le Journal du Dimanche. Tous droits réservés.

Un diamant vendu au prix record de 35 millions de dollars

 
Un diamant brut de 507,5 carats a été vendu au prix record de 35 millions de dollars (25,8 millions d'euros) à un joaillier de Hong Kong, Chow Tai Fook Jewelry, a annoncé vendredi le consortium Petra Diamonds.

La pierre précieuse, de la taille d'un oeuf de poule et d'un poids légèrement supérieur à 100 grammes, avait été découverte en septembre 2009 dans la mine de Cullinan, en Afrique du Sud, exploitée par Petra Diamonds. Elle figure dans le top 20 mondial des diamants bruts de qualité.

"Le prix reflète l'incroyable rareté du diamant, en raison de sa taille remarquable et de sa couleur et clarté exceptionnelles", a souligné le directeur général de Petra Diamonds, Johan Dippenaar, dans un communiqué. "C'est le dix-neuvième plus gros diamant jamais découvert", a-t-il ajouté.

©2010 Le Nouvel Observateur. Tous droits réservés.

Braquage/Lyon: butin chiffré à 1,5 M ?

AFP - 19.02.10
 
Le butin du braquage d'une société de traitement de métaux précieux près de Lyon avant-hier, après la prise en otage de ses gérants, a été évalué aujourd'hui à 1,5 million d'euros, a-t-on appris de source judiciaire.
 
Les malfaiteurs, armés et cagoulés, ont emporté une trentaine de lingots d'alliages contenant or, argent et palladium, ainsi que du platine, de la grenaille d'or et des flacons de cyanure d'or, selon la même source. Avant-hier, une première évaluation provisoire faisait état d'un préjudice estimé entre 200.000 et 300.000 euros.
 
Cinq hommes, équipés d'armes de poing et de pistolets mitrailleurs, avaient pénétré par effraction vers 5 heures au domicile du couple qui gérait la société Metalor Technologies, dans la banlieue lyonnaise, spécialisée dans le traitement de métaux à destination de l'industrie ou de la joaillerie. Ils les avaient pris séparément en otage, et s'étaient rendus avec le gérant dans la société, où ils avaient violemment neutralisé vers 8h30 la quinzaine d'employés déjà sur place.
 
Il s'agit du quatrième braquage de métaux précieux en trois mois dans la région lyonnaise, avec un "mode opératoire similaire", selon la source judiciaire.
 
©2009 AFP. Tous droits réservés.

241 bijouteries braquées en France en 2009, un record

C'est une information France Info. Le nombre de bijouteries attaquées l'année dernière a fait un bond : 241 contre 158 en 2008. Les braqueurs visent aussi bien les grandes joailleries que les petits établissements.

Jamais le nombre de braquages n'avait pas été aussi important : 88 en 2005, 134 en 2006, 11 en 2007, 158 en 2008... et 241 l'année dernière. Soit une augmentation d'un tiers en un an. Cela représente presque un braquage par jour ouvré en 2009.

Plus nombreuses, les actions menées sont aussi de plus en plus violentes, qu'il s'agisse de braquages avec arme, de voiture bélier contre vitrine ou encore de séquestration du personnel, voire de leur famille contre ouverture des coffres.

Cette violence s'exprime aussi bien à l'encontre de la haute joaillerie, avec diamants en vitrine qu'à l'encontre des modestes bijouteries, situées dans les quartiers et les centres commerciaux. La plupart des malfaiteurs y ont recours, qu'ils soient des braqueurs chevronnés, renseignés et organisés pour les cibles prestigieuses ou des malfaiteurs moins expérimentés, se faisant la main, pour les bijouteries aux prix plus abordables.

Pourquoi cette explosion statistique ? Contrecoup de la crise, hausse du cours des métaux précieux ? Il y a aussi, soulignent des enquêteurs spécialisés, une part de responsabilité des joailliers eux-mêmes, quelquefois réticents à sécuriser leurs boutiques façon bunker. C'est vrai que ce n'est pas l'idéal pour accueillir les clients.

Franck Cognard

©2009 France Info. Tous droits réservés.

Bijoutier, un métier à haut risque

 
Un bilan 2009 alarmant, c'est ce qui ressort des chiffres qui doivent être communiqués de façon confidentielle au secteur de la bijouterie-joaillerie mardi soir 16 février, selon RTL. La profession fait face à une progression inégalée des attaques à main armée, en augmentation de 113 %, et ce dans tous les types de commerces. Les bijouteries de luxe, jusqu'ici préservées, ne le sont plus, comme le prouve le braquage du siècle chez Harry Winston, avenue Montaigne à Paris, en décembre 2008. De 113 vols à main armée en 2007, on est passé à 241 en 2009, avec des braqueurs de plus en plus audacieux.
L'autre chiffre qui inquiète la profession est la séquestration de bijoutier à domicile, afin de récupérer clés et codes secrets. Alors qu'on en dénombrait 6 en 2007, 14 ont eu lieu en 2009. La hausse des cours de l'or est avancée pour expliquer ce bilan.
 
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Les ventes de bijoux ont reculé en 2009

 
Le Comité professionnel de développement de l'horlogerie, de la bijouterie, de la joaillerie, de l'orfèvrerie et des arts de la table a présenté les chiffres des ventes de bijouterie et d'horlogerie en France pour l'année 2009.Pour la deuxième année consécutive, le chiffre d'affaires du secteur affiche un même recul de -2 %, à 5,2 milliards d'euros, indique l'étude réalisée par la Société 5. "Malgré la crise, les ventes consommateurs ont relativement mieux résisté que dans d'autres pays, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon ou l'Espagne", a souligné son directeur, Hubert Lapipe.
Les baisses, en valeur, des bijoux en or (-4 %) et des montres (-5 %) ont été en partie compensées l'année passée par la croissance des ventes de bijoux en argent (+7%), seul segment en progression sur le marché hexagonal. Autre fait marquant pour le secteur : la baisse du prix moyen, de 59 euros en 2008 à 57 euros l'an dernier. 
 
 Mathieu Bahuet
 
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